À 880 mètres d’altitude, sur la commune de Saint-Georges-Lagricol (43), le GAEC du Granit conduit un troupeau de 95 Montbéliardes avec une stratégie génétique claire et assumée depuis plus d’une décennie, qui fait la fierté du GAEC, puisqu'il figure parmi les 10 % meilleurs élevages d’Umotest sur les critères ISU, INEL et lait.
« Vous êtes au GAEC du Granit, moi c’est Daniel Pouly. Je suis en GAEC avec Patrice Foucheyrand depuis le 1er novembre 2002. Nous travaillons sur 118 hectares de SAU avec 80 vaches à la traite et une production moyenne de 8 498 litres par vache. »
Derrière ces chiffres, une ligne directrice : faire de la génomique un véritable outil de pilotage du troupeau.
L’objectif est précis :
Le taux de renouvellement est maîtrisé à 27 %, avec 30 génisses élevées par an et un âge moyen au vêlage de 27 mois. Le rang moyen de lactation est de 2,9, traduisant un équilibre entre renouvellement et longévité.
Le plan d’accouplement est réalisé depuis l’origine du PAM, et aujourd’hui via le logiciel Générations, permettant notamment :
Le GAEC a fait un choix fort : travailler exclusivement en semences sexées sur les femelles retenues, grâce au génotypage systématique.
« Grâce au travail génétique, on a pu identifier des femelles à fort potentiel qui ont intégré le schéma. »
Les meilleures génisses sont valorisées :
Pour les animaux non retenus en renouvellement, une stratégie de croisement est appliquée :
Cette segmentation permet d’optimiser à la fois la génétique et la rentabilité.
Le génotypage est utilisé comme un outil d’évaluation génétique précoce :
Concrètement :
Les bénéfices sont clairs :
Dans le cadre de l’offre choisie (Solution 1 ou 2 des offres Créa), le service GENOSCOPE permet une analyse annuelle globale :
Cette approche donne une lecture stratégique du troupeau au global, au-delà des index individuels.
Pour Daniel Pouly et Patrice Foucheyrand, la génomique n’est pas une dépense mais un investissement structurant.
Elle permet :