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sans cornes : le pari génétique du GAEC de Jeandu

 

Un veau sans cornes, un avenir sans stress.

Témoignage

Écorner n’est pas un plaisir. C’est stressant pour le veau, et on sait que ça peut ralentir la croissance. Si demain c’est interdit, on veut déjà être prêts.

Jean-Mathieu CHAZELLE
GAEC de Jeandu (43)

À Bournoncle-Saint-Pierre, Anne, Jean-Mathieu et Julien (ici en photo avec Léa leur Xperte) gèrent une centaine de Montbéliardes sur 185 hectares. Passionnés de génétique, ils misent sur la sélection pour conjuguer taux, mamelle et fonctionnels. Leur dernier pari pourrait bien changer leur quotidien : introduire le gène sans cornes dans leur troupeau... 

 

« Écorner n’est pas un plaisir. C’est stressant pour le veau, et on sait que ça peut ralentir la croissance. Si demain c’est interdit, on veut déjà être prêts.

Quand l’innovation du sans corne sort au catalogue Umotest, l’idée d’un veau naturellement sans cornes né sur l’exploitation devient une évidence.

L’aventure commence avec Tatiana, une fille de Marinella et Omalet, repérée pour la voie femelle du Schéma avec ses 167 points d’ISU. C’est Mélanie Thollet qui la suit de près. Au moment de choisir un taureau, on lui explique qu’on aimerait quelque chose de nouveau.

SPENCER P nous intéresse. C’est un choix audacieux parce que cet accouplement fait perdre environ 20 points d’ISU. Mais il a le double intérêt de ramener de la fraîcheur génétique et surtout, il a le caractère sans corne !

Sur 5 embryons implantés, 2 veaux vont naître. Le premier est un mâle sans cornes ; génotypé, il entre en station. Le second est une femelle sans cornes, VANILLE, classée à 140 d’ISU. On a notre femelle sans cornes avec un profil très correct ! Vanille devrait être collectée dans les semaines à venir. L’objectif est de l’accoupler elle aussi avec un taureau sans corne pour espérer obtenir un veau homozygote. À terme, le troupeau pourrait se passer totalement de l’écornage, une perspective plus que séduisante. Pas de stress, pas de manipulations, et un vrai confort de travail. Avec le gène sans cornes, il faut du temps et du travail pour obtenir un résultat. Mais grâce au schéma Umotest, cette innovation devient accessible. On ne compte pas s’arrêter là : d’autres femelles seront collectées avec des taureaux sans cornes. Et qui sait, les futurs descendants de Vanille pourraient bien devenir à leur tour une référence dans l’élevage Montbéliard… »

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